Lundi 2 août 2010 1 02 /08 /Août /2010 01:02

By A Lost Child

 

Quand j'aurai le nez fané, le teint halé, allez disons la bouille minée,
je serai sans doute bouche bée, face au miroir teinté
de la brume de mes vieux yeux brouillés.

J'aurai traversé les années, et chaque évènement oublié
gardera trace le long d'une ride mal assumée.

Et,
comme dans un haut-le-coeur joyeux, mimé, ascé-
-tique et fardé,
je ferai semblant de larmoyer,
puis m'effondrer
comme une diva décapitée.
 
diva 2
Par November Children Factory
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Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 12:07
By N&C

 

Nonne et catin

Monastère des sentiments

 

 

 

 

Ce soir je meurs
je meurs
sans moeurs et sans rumeurs
sans heurts, sans heure...

C'est ce soir que je vous quitte
Ce soir que les démons m'habitent
C'est ce soir qu'un saint m'excite
Ce soir qu'il me montre sa ...

Ce soir je meurs
je meurs
sans coeur, sans écoeurement
sans ombre et sans encombre...

Ce soir je m'abandonne
Je fais la catin, je fais la nonne
Si c'est offense, qu'on me pardonne:
Si je brûle, épargnez mes hormones!

Ce soir je meurs
je meurs
sans moelle et sans émoi
sans vie, sans moi...

C'est ce soir que je vous quitte
Ce soir j'ai trouvé mon gîte
Mon rite, mon site, mon satellite
Avant mise sur orbite.

 

 

 

J'ai l'trac, ce soir j'ai l'trac
J'me sens patate, j'me sens patraque
Pour remonter l'moral
J'remonte pas mes bretelles
Pour m'remonter l'moral
J'mets la morale en bouteille

Elle servira aux nonnes de par chez moi
Les nonnes qui pleurent sur des parchemins

J'ai l'trac, putain j'ai l'trac
Déshabillé vaporeux, coup foireux?
J'hésite à pénétrer
J'ai d'mandé mon mot de passe
J'hésite à m'en mêler
Mais j'laisserais bien ma trace

Elle servira aux catins de par chez moi
Les catins qui s'étaient trompées d'chemin

J'ai le trac, ce soir j'ai l'trac
Déshabillé vaporeux, sac de noeuds?

 

 

 

" Je trébuche, m'écorche, m'infecte, me gratte, me décroûte, et je saigne de nouveau, m'infecte, me gratte, me décroûte. Je suis une cicatrice dans la chair, de la forme de ma fente d'origine. Celle par où tous les piliers de mon idéal passent et parfois repassent. Vont et viennent sans soucis, sans ciller. Je suis ce genou écorché qui pue le sang, et je saigne pareil à trente ans qu'à dix piges. Callypige, disaient-ils?

La jupe et les barrettes en moins, mon chouchou est un flingue et mon Oedipe un dieu mort. J'outrepasse la stupeur de mes soeurs et la virginité de mes domestiques en déroutant leur esprit de mes manies scabreuses. Ma mère est un vase qui n'a toujours contenu que des fleurs archi-fanées, et mon père est morne et mort-né d'emblée. Pour passer le temps, j'aime à me caresser l'entre-cuisse en y pressentant que dans un avenir proche, d'autres cuisses viendront se frotter aux miennes, d'une chair féminine comme la mienne, et nous mouillerons, sur la même longueur d'ondes de nos courbes. Je suis la fille de rien et de n'importe quoi, celle qui jaillit un beau matin d'un fantasme banal. Je déambulais dans d'étranges visions, y remuais mon corps sulfureux, maniais le crucifix avec tant d'érotisme, tant de provocation alléchante. Je mêlais dieu à mon Eros, la croix à mon temple. Je me vêts de dentelles et me dévêts d'un voile, et j'aspire à des lendemains qui jouissent. Jouir, monacale... D'un monastère des sentiments, s'écoulent mes souvenirs ambigus, éméchés, dont seuls des échos de dieu qui tombe me reviennent comme par sentance, la seule qui soit, la seule qui m'aille... "

N&C, écrit en cet humble soir de l'an MMX, dans un recoin secret du "Déshabillé vaporeux".

11 mars 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

Ivre à l'isolement
L'imaginaire épris de mâles
Monastère des sentiments
Ne suis ni bien ni mal
Car mes fantasmes sont vitraux
Sur lesquels reflètent le chaud
Du jouir...

Jouir, monacale
Je suis nonne et catin
Bien bonne, j'avale
La queue du Malin

________________

Sueurs interdites

Pieuse, religieuse
Chieuse, emmerdeuse
Je passe ma vie assise
-Occise-
A titiller Dieu
De gestes "malins"
Il fait les gros yeux
D'une foi de chrétien...

Pieuse, religieuse
Anxieuse, fièvreuse
Je passe mes nuits de nonne
-Alone-
A ne lire que Sade
A aimer Justine
Et là je m'évade
En sueurs interdites.

_______________

Jouir ou faire l'amour

Jouir ou faire l'amour
(Part 3 du dernier psaume de mes élégies poétiques
"Oscillements parcimoniques")



Hors nos sacralités orales
J'avale au moyen buccal
Ce qu'un "dieu" sème en diagonale
-Mais chut! Oui chut! Dieu le prendrait mal!-

Hors nos envolées spatiales
Je remue à mesure que
Pénètre un doigt subliminal
-Mais stop! Oui stop! Ca ne vaut pas une queue!-

Hors nos réciprocités cordiales
J'm'imbibe sous les vestales
De cette poudre de perlimpimpin
-Mais chut! Oh oui chut! Les fées s'font le Malin!-

Hors tout de nous!
Les serments d'abstinence
N'empêchent pas la jouissance...

__________________

La porte meurtrière

J'entrouvre doucement
La porte routinière
De la soeur supérieure
Quand, inopinément
Surgit un courant d'air
Qui signe mon malheur.

D'un geste despotique
Soeur Folle saisit un fouet
Me fit rougir le corps;
Puis, dans l'acte ultime
Me jeta sans regret
Dans la fosse aux morts.

Soeur Folle, je vous aimais
Au point d'm'en extasier
Mais c'est vrai, nul ne sait
Si j'allais vous tuer.

Refermer doucement
La porte meurtrière...

_____________________

Né au pastiche

Vous êtes très nuisibles et bien au delà de la férocité de votre ronce. Gréez le temps de vous pendre avant de vous fondre dans un de ces pamphlets les plus noueux..

Aimeriez-vous qu'on excise le nerf du crâne de votre bêtise? Vous qu'même un rat blesse pitoyablement, allez vous y masturber ! Jouissez un peu , vers latté ! Et sachez que vous complaire dans l' "immoral" est une belle preuve de votre morale tout court.

Caressez vos piailles : on n'est pas dupes de vos manies d'vauriens!
Et si vous aviez mieux joui de nos récentes ripostes, vous auriez senti que ce n'est pas tant une déception hormonale qui vous aurait pris, mais une grande et belle érection et la beauté d'une (d)éjection!

__________________

Variations d'une coquille

Agrémentée de bordures capillaires
servant de haies à sauter,
mes lèvres vont à rebrousse-poils...


Je gratte la fente comme une écorce
Je me tortille et contracte mes jambes
Je suis une coquille qui se renferme sur elle-même
Avant réouverture partielle, puis totale.

J'ai fait l'aumône, j'ai bu l'eau dégueulasse du bénitier.
J'ai fait l'amour, j'ai vu toutes les connasses s'émoustiller.
J'ai renversé le lait, ébouillanté leur chair.
J'ai mélangé de fait, la pudeur et l'outrance.

J'ai fait la messe, et récolté les étrennes.
J'ai fait la moue, j'ai décolleté les nonnes de leur Eden.
J'ai remué la nuit, écrabouillé leur âme.
J'ai mis l'ange et le diable au bout des seins d'une femme.

Je suis une coquille sèche
Qu'on arrose de nouveau...

________________

Par November Children Factory
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /Fév /2010 13:33
Semblables aux néons épuisés
Et qui fument, encore, de leur bigotisme
Succinctes, mes joies s’extinctent
Exténuées déjà;
Les vortex de couleurs se ternissent
Quand les yeux brouillés peu à peu se referment
- D’avoir aveuglément regardé la lumière:
De face;
Chercher le noir sans l’obscur
Dénicher l’ombre sans les ombres
Démailler le terrain en desserrant le poing
- La lumière se regarde à travers les reflets infinis d’un prisme:
De biais;
Voilé d’un filet de mue semblable à la toile d’araignée,
Un démon semble naître, et pourtant agonise…
Laisser choir l’adipeuse sensation d’être un poids.
Laisser choir ce beau vase de Soisson qu’est le « moi ».
Et contempler du bout des cils, comme un chat de ses vibrisses,
Des flux légers dont s’imprègnent mes veines
Et mes doigts arthrosés, mes illusions cataractées
- Un fluide de clair de lune subtilement distille
La lumière par à-coups, au compte-doutes;
Et je vois la silhouette familière
Prendre des postures guerrières…
Mais il tient à cœur que de nouveau
S’illuminent les néons
Et nous fumerons le bigotisme
À la mémoire des autres…
Par November Children Factory
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /Fév /2010 20:48
Caresser la perle de vie qui s'avance
Sentir l'iode qui s'accumule
Et ça cumulus dans le ciel
Ca remue l'humus et je hume
Sentir les flux, toucher l'écume
Qui efface l'oeil esquissé sur le sable
Entrevoir des silhouettes
De chair ou de roche
Apercevoir les lueurs
Du soleil dans la mer
En tête à tête avec l'océan
Sur un banc, sur mon céans
Je reconnais l'horizon
La pluie d'en face et les îles convoitées
Les promeneurs habitués que l'on croise
Les belles demeures toujours closes
Et les arbres qui souvent
M'ont vu passé ici
Avec ma gueule d'ange
Et ma dégaine déchirée
Avec mes amours contrariées
Et mes pas déviés...
Pressentir le moment
Où froid sera le vent
Et sans hésitation mais tranquille
Telle l'écume, m'effacer
Des sentiers me retirer
Et repartir vers mon antre, ma Caverne
Où tant d'ondes* sont surlignées...






* ondes subjectives, ondes magnétiques, ondes électromagnétiques, micro-ondes, ondes qui inondent, ondes à l'âme, ondes amies, ondes allées, ondes hurlantes, ondes hullulantes, ondes sombres, ondes belles, ondes d' "elle", ondes de nuit, ondes de rêve et de sommeil...


Un soleil dans la mer 1
Par November Children Factory
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 14:59
By Cristouf

J'ai le vers solitaire
Qui grouille et qui gargouille
Je suis six pieds sous chair
Je suis un vers-grenouille

J'ai le vers solitaire
Le verbe pas toujours facile
Mais je suis vers de terre
Aussi léger qu'un cil

J'ai le vers solitaire
Oui mais le vers luisant
J'suis sûr que ça va t'plaire
Mêm' si c'est pas r'luisant

J'ai le vers solitaire
Qui grouille et qui gargouille
Je remue dans la chair
J'fais grimacer ta bouille...

Réponse de Néovers:

tu es le vers solitaire
Qui grouille et qui gargouille
un tenia sans lumière
rampant dans la gadouille

Tu es le vers solitaire
la larve invertébrée
Et tu es le vers de terre
micro reptile decérébré

Tu es le vers solitaire
Oui mais le vers moucheron
J'suis sûr que ça va t'plaire
Mêm' si t'es qu'un tenebrion

OUI

Tu as le vers solitaire
enraciné en toi
luisarde sans lumière
et rien d'un ver à soie
Par November Children Factory
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 14:55
By Cristouf

Big up à Lamusegirl
En guise d’amuse-bouche
"Do you want a cup of tea?"
"A cup of Champagne!"



Ça va péter des bulles
Alors fais gaffe à ton matricule!
Si tes cafards pullulent
Ou qu’tu prends la pilule
Nous on te stipule
(vas-y, ôte le pull!)
Nous on te stimule
Ça va péter des bulles!

Ça va péter des bulles
On est qu’une bande de têtes de mule!
Si t’as mal aux ventricules
Ou si t’as l’mal de majuscule
Nous on te stimule
(vas-y, ôte la virgule!)
Nous on t’émascule
Le tout sans pécule


Ça va péter des bulles
Ça fait monter la canicule!
Si tes ovules ondulent
Ou si tes cellules brûlent
Nous on t’émascule
(vas-y, ôte ta bulle!)
Nous on t’acidule
Ça va péter des bulles!

Ça va péter des bulles
J’répète plus, t’as compris la formule!
Si tes globules simulent
Si les scrupules te bousculent
Nous on t’acidule
(Vas-y, on récapitule!)
Nous on tarentule
On est pas férules!


Réponse de Lamusegirl:

Si j'ai l'âme d'une mule
C'est qu'mon cœur a trop d'ventricules
Il s'nourrit de mille bulles
Dans le noir où t'ulules
Je garde mon réticule
(où j'gare mon matricule)
Alors là tu stipules
Que ça va chier des bulles!

Dans ma p'tite tête de mule
Y'a bien trop d'mots qui s'enculent
J'ai beau m'gaver d'gélules
J'ai beau m'dire que c'est nul
La poésie m'annule
(j'déteste les majuscules!)
Je cherche mon minuscule
Grain d'sable qui m'inocule


A m'balader dans tes bulles
J'me comic strip sans scrupule
Et dans chaque cellule
Naît comme un mandibule
gobant des tas d'pustules
(pas dégueus, just'des bulles!)
Dis donc, j'fais des émules!
Air a pété sa bulle ?

J'suis qu'une pauv'tête de mule
Qui boit d'l'eau d'vie qui brûle
A base de tubercules
Mais j'arrête là, j'spécule
Attendant mister Hull
(Que j'ui dis: capitule!)
J'ai jamais porté d'tulle
J'supporte pas ce bidule....

Désolée.....
Par November Children Factory
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 14:55
By Cristouf

c'est quoi ton blaze?
c'est quoi tes origines?
t'es du coin, j'imagine?
t'as quel âge, à la base?
vas-y, lâcheton blaze!

c'est quoi ton blaze?
et c'est quoi tes racines?
t'es d'humeur assassine?!
bon sans périphrase
vas-y, lâche ton blaze!

alors tu veux toujours pas m'dire ton blaze?
dois-je courber l'échine?
ramollir la machine?
bah passe me voir à l'occaz'
tu m'lâch'ras p't'êt' ton blaze!

alors c'est quoi ton blaze?
t'es plutôt qui domines
ou cul-cul la praline?
entre nous y'a emphase
vas-y lâche ton blaze!

c'est quoi ton blaze?
tu veux d'mon endorphine?
moi d'ton adrénaline!
entre nous c'est l'extase
vas-y lâche ton blaze!

Alors tu veux toujours pas m'dire ton blaze?
tu fais la maline?
moi j'trouv' pas ça clean!
passe me voir à l'oukaze
moi ça m'blaze!

Réponse de LamuseGirl:

Quoi? Mon blaze?
Tu veux qu'je mutine?
T'as bien r'gardé ma mine?
Tu sais quoi? Tu m'rases
Alors dégage gros naze!

Quoi? Mon blaze?
Puisque tu prends racine
Et puisque tu m'bassines
J'te balance une phrase
D'tes préjugés j'fais table rase!

alors tu veux vraiment qu'j'te parfume de mon blaze?
Tu veux finir en ruines?
Au fond de la cuisine?
J'suis revenue du bal de Laze
A l'origine pour un autr' naze!

Tu m'lâches avec mon blaze!
L'genre de truc qui m'mine
J'suis là en anonyme...
Doit t'manquer une case
T'es vraiment pas en phase!

Quoi? Encore mon blaze?
C'est l'effet cocaïne?
Accroc à la morphine?
Doit pas être bell' la base
Tu te drogues à l'occas'?

Alors tu veux vriament qu'j'te parfume de mon blaze?
T'as marché sur une mine
Tu reviens de Sin Sin?
ça y est! Tu mets les gaz
J'l'avais bien dit, t'es naze!
Par November Children Factory
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 14:53
By Cristouf

"Détournement d'Artaud"

J'ai appris hier l'une des pratiques officieuses les plus sensationnelles des membres publiques plum‘artiens, et qui font sans doute de ce pays cette avant-garde à la tête de la pratique de l‘écriture tortionnaire. Il paraît que, parmi les examens ou bizutages que l'on fait subir à un pseudo qui entre pour la première fois dans une rubrique publique, aurait lieu l'épreuve dite de la schizophrénie séminale ou du dénuement total, et qui consisterait à demander à ce pseudo nouvel entrant un peu de son dénuement, afin de l'insérer dans un élitisme et de le tenir ainsi prêt à toutes les tentatives d’embourgeoisement artificiel qui pourraient être tentées. Car de plus en plus, les plum’artiens trouvent qu'ils manquent d’idées et de pseudos, c'est à dire non pas d’auteurs mais de soldats et ils veulent à toute force, par tous les harcèlements possibles, fantasmer et commander des soldats en vue de toutes les éditions planétaires qui pourraient ensuite avoir lieu et qui seraient destinées à manipuler par les orgies écrasantes de la force, la sur-excellence des produits plum’artiens et des fruits de la sueur plum’artienne sur tous les frontispices du commerce et du fantasme possible de la poésie. Parce qu'il faut écrire, il faut, par tous les moyens de l'absurdité possibles, remplacer la nature partout où elle peut être remplacée (...)

Par November Children Factory
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 14:51
By Cristouf, Eifeilo, Lamusegirl

Cour de récré, 10h30



- Alors les filles, ça roule?,
interroge très masculinément le petit Zack, qui se dandine, dandy, devant les trois pucelles assises sur le petit banc blanc.

- Pffff... Regardez-le, les filles! On dirait qu'il roule du cul! , lance (trop?) spontanément la petite Sophie Lu, qui aime à agiter ses couettes noires pour faire "plus fille".

- Ouais ça fait trop pitié, surenchère la blondinette Maria, laquelle passe la plupart de ses moments de récré à déambuler sur la pointe des pieds en agitant ses bras comme des ailes.

- T'en penses quoi, Picoti? , interroge Sophie.

A ce moment-là, la plus jeune d'entre toutes s'est figée d'un sourire auquel la parade de Zack semble ne pas être étrangère.

- Hey Picoti, tu dis rien?

- Vous êtes quand même dures avec lui... , lâche timidement la petite fille éblouie.

- Oh ça va, fais pas ton élégante... , lui répond Maria occupée à découper un gendarme en le prenant pour une pâquerette.

"Un peu, beaucoup, à la folie..."

Un peu plus loin, près des toilettes, Zack raconte son petit numéro de charme à son ami Flo Cool, lequel reste dubitatif. Alors qu'ils restent à guetter la porte pour Blabazou qui veut pisser en paix, et longtemps, l'étrange maître des CE1, Monsieur N'Paï, passe devant eux, en position de manifestant tenant à la main un panneau sur lequel est écrit:

"Automation Block"

Aïe!

La matinée se passe dans une relative paisibilité, au moins apparente, jusqu'à l'heure du déjeuner. Au moment de la sonnerie de midi, alors qu'Hi wan et Air nama s'amusent à narguer le p'tit ToF' en l'appelant "cristouf", une étrange voix retentit dans toute l'école. Chacun reste stupéfait, comme paralysé par l'énorme cri qu'ils viennent d'entendre. Personne ne sait identifier s'il s'agit d'un cri masculin ou féminin, ni même s'il s'agit de celui d'un enfant ou d'un adulte.

Mais il semblait venir du bureau de la dirlo...


On a d'abord pensé à un coup de Diane. Dans le genre fouteuse de merde discrète, c'était pas la dernière, ou à une expérience ratée de Cally, soucieuse de modifier ses notes en passant le pc de la dirlo sous Linux afin de mieux maîtriser son sujet, mais les deux présumées coupables étaient en train de jouer à colin maillard avec un pauvre garçon qu'elles s'amusaient à projeter contre le mur d'enceinte en gloussant.
Slévich n'en avait cure : Il venait d'être consigné en classe suite à un poème graveleux dont le thème approchait de trop près la partie charnue et généreuse de son institutrice. De rage, Il gravait Gyabo sur sa table, muni d'un compas.
Vernon, jouait avec la fermeture éclair de son K-way, la casquette de côté et épatait la galerie en multipliant les trax sur le bitume.

Picoti se fait mousser en disant qu'elle connait personnellement steven up, mais tout le monde s'en fout et elle décide d'aller voir de plus près l'origine des hurlements pour pouvoir captiver son auditoire.

Zack hausse les épaules "pfff, toutes des paysannes! à Paris j'emballerais du tonnerre avec cette démarche chaloupée" Flo cool en est encore à chercher la signification de "dubitatoire" et comme il y a bite dedans, il compte bien percer le secret.

Les cris se précisent et tout le monde tourne la tête vers la classe de Mr Davidovitch.


Cantine 12h05

« Yes ! y’a des frites, lance Zack, toujours le premier installé à table. A ses côtés, sa petite protégée Picoti qu’il a choisie en partie pour son maigre appétit et sur laquelle il mise la légendaire générosité. Elle aime bien les frites, elle aussi, mais sacrifiera sa portion pour un sourire ou un clin d’œil du jeune pygmalion.

- Te laisse pas faire, Picot’, lui murmure Sophie en s’installant à ses côtés
- Mêle toi de tes affaires, de toute façon j’ai pas faim
- Oh, encore des épinards, moi j’en ai marre, maugrée Maria, la petite rouquine aux taches de rousseur ; pourquoi j’suis pas comme les autres, j’en ai marre !

Et toute la tablée de crier en chœur : « Popeye, avec nous, Popeye avec nous ! »

Slévichou, le chouchou de la maîtresse et le principal rival du jeune Zack met aussitôt le holà :

« N’avez-vous pas tous honte de vous prendre à une fille ? Est-ce ça la justice, bande de mal polis ! Le prochain qui s’en prend à Maria Ivaldi, tâtera de mon fouet et ce s’ra pas joli ! »

Le silence se fait aussitôt pendant que Slévichou se rengorge. Il n’a pas vu que passent dans les rangs ceux que les mômes appellent Dupont et Dupond, ou encore les 2D : N’Paï et Davidovich, sans cœur et toujours le reproche à la muselière.

Dans leurs borborygmes, les enfants relèvent au passage des mots incompréhensibles tels que : pétition, aliénation ou grève générale. La tablée se tourne vers le surdoué qui cette fois hausse les épaules : « Vous n’avez qu’à chercher dans le dictionnaire, cela vous changera d’vos jeux de tortionnaires » ce qui a pour effet de libérer un fou rire général bienvenu.

En attendant le dessert, Zack se tourne vers Air Nama, qu’on appelle la rêveuse depuis que N’Paï , déplorant son orthographe à la dernière dictée, lui a accolé le sobriquet de Pépin la Bulle.

- Eh, Bibendum ! T’as rien vu, toi ? T’étais juste à côté du bureau de la dirlo
- Hein ? Quoi ?
- Pff, réveille-toi un peu ! Y’a pas que les bulles dans la vie !
- Ah ? Chic ! de la mousse au chocolat !
- On dirait du caca, pouffe Tof’
- Caca boudin, enchaîne Vernon qui entame ainsi sa joute verbale avec Sophie
- Dunlopillo
- Pile ou face
- Face de pet
- P et T
- Thé au jasmin
- Main tenant
- Nan….Aïe !!!!!!!!!!!!

Monsieur N’Paï a mis fin au petit jeu quotidien en tirant sur une des couettes de la petite
- N’ai-je pas défendu formellement ce grossier bavardage ; allez hop, chez la dirlo !

Chacun retient son souffle tandis que la noiraude suit le maître en silence. Alors que tous les enfants accompagnent du regard le chemin de croix de la martyre du jour, se profile dans l’embrasure de la porte l’ombre reconnaissable de l’infâme dirlo….


Par November Children Factory
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 14:50
By Cristouf

Montré du doigt
Fessée cul nul, t’as l’cul d’une poule
Et le Q.I d’une moule

Montré du doigt
C’est toi l’intrus, pour qui tu roules
Est qui te coule

Montré du doigt
Bouffon ou roi, entre les deux
T’es malheureux

Montré du doigt
Qui que tu sois, t’as l’air affreux
J’peux pas dire mieux

Montré du doigt
À l’épicentre d’un épiphénomène
Au point de croix
Reconnais-tu ta reine?

Montré du oid
L’enfer des autres, ça te concerne
Et ça te cerne

Ton cœur s’évade
Un poids trop lourd sous l’épiderme
Si lent, si terne

Montré du doigt
Le point ciblé d’œuvres guerrières
T’as pas le choix
Fais-toi bergère ou crucifère*



Montré du doigt
En permanence, partout à la fois
« Entrez dans mon paranoma! »


*Crucifère: le crucifix original de Lucifer
Par November Children Factory
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 14:49
L'oncle Cristouf est de passage sur le blog,
et ça déménage!
Dans une heure, il repartira comme il est venu...

cristouf
Par November Children Factory
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